Le cénobamate appartient à la classe de médicaments appelés agents antiépileptiques. On l'utilise, en plus d'autres médicaments anticonvulsivants, pour traiter les crises partielles d'épilepsie non maîtrisées par d'autres médicaments. Il agit dans le cerveau sur le système nerveux central (SNC) pour réduire le nombre et l'importance des crises.
Ce médicament peut être disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.
Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.
Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.
12,5 mg
Chaque comprimé rond blanc à blanc cassé non enrobé portant l'inscription « SK » d'un côté et « 12 » de l'autre côté contient 200 mg de cénobamate. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, dioxyde de silicium colloïdal, eau purifiée, glycolate d'amidon sodique, lactose monohydraté et stéarate de magnésium.
25 mg
Chaque comprimé rond pelliculé brun portant l'inscription « SK » d'un côté et « 25 » de l'autre côté contient 25 mg de cénobamate. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, dioxyde de silicium colloïdal, eau purifiée, glycolate d'amidon sodique, lactose monohydraté et stéarate de magnésium; pelliculage : AD et C bleu/carmin d'indigo sur substrat d'aluminium, alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, macrogol/PEG, oxyde de fer jaune, oxyde de fer rouge et talc.
50 mg
Chaque comprimé rond pelliculé jaune portant l'inscription « SK » d'un côté et « 50 » de l'autre côté contient 50 mg de cénobamate. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, dioxyde de silicium colloïdal, eau purifiée, glycolate d'amidon sodique, lactose monohydraté et stéarate de magnésium; pelliculage : alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, macrogol/PEG, oxyde de fer jaune et talc.
100 mg
Chaque comprimé rond pelliculé brun portant l'inscription « SK » d'un côté et « 100 » de l'autre côté contient 100 mg de cénobamate. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, dioxyde de silicium colloïdal, eau purifiée, glycolate d'amidon sodique, lactose monohydraté et stéarate de magnésium; pelliculage : AD et C bleu/carmin d'indigo sur substrat d'aluminium, alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, macrogol/PEG, oxyde de fer jaune, oxyde de fer rouge et talc.
150 mg
Chaque comprimé rond pelliculé orange pâle portant l'inscription « SK » d'un côté et « 150 » de l'autre côté contient 150 mg de cénobamate. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, dioxyde de silicium colloïdal, eau purifiée, glycolate d'amidon sodique, lactose monohydraté et stéarate de magnésium; pelliculage : alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, macrogol/PEG, oxyde de fer jaune, oxyde de fer rouge et talc.
200 mg
Chaque comprimé ovale modifié pelliculé orange pâle portant l'inscription « SK » d'un côté et « 200 » de l'autre côté contient 200 mg de cénobamate. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, dioxyde de silicium colloïdal, eau purifiée, glycolate d'amidon sodique, lactose monohydraté et stéarate de magnésium; pelliculage : alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, macrogol/PEG, oxyde de fer jaune, oxyde de fer rouge et talc.
La dose initiale habituelle est de 12,5 mg pris par la bouche une fois par jour pendant 2 semaines. La dose est ensuite doublée toutes les 2 semaines jusqu'à l'obtention d'une dose efficace causant un minimum d'effets secondaires. La plupart des patients peuvent rester à la dose de 200 mg par jour, mais si nécessaire, on peut prendre une dose quotidienne maximale de 400 mg. On peut prendre le cénobamate à jeun ou non et on doit le prendre approximativement au même moment de la journée chaque jour. Avalez les comprimés entiers avec un peu de liquide. Ne mâchez pas, ne broyez pas et ne sectionnez pas les comprimés.
Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.
Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. Si votre prochaine dose est prévue dans moins de 12 heures, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.
Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.
Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.
Abstenez-vous d'employer le cénobamate dans les circonstances ci-après :
Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.
Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.
Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.
Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :
La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.
Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :
Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :
Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.
Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez, si vous êtes enceinte ou si vous allaitez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.
Arrêt du médicament : on ne doit pas arrêter de prendre le cénobamate subitement, car cela peut augmenter la fréquence et l'importance des crises. Si la prise de ce médicament doit être suspendue, l'interruption devrait se faire progressivement. Demandez à votre médecin de vous indiquer la meilleure façon d'arrêter la prise de ce médicament.
Changements de comportement et d'humeur : il a été démontré que ce médicament provoque des changements du comportement. Si vous avez des antécédents de problèmes de santé mentale, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Vous pourriez remarquer des sentiments d'agressivité, de colère, d'anxiété ou d'irritabilité. Ce médicament a également été associé à des hallucinations et à de la paranoïa. Si vous constatez ces effets secondaires, communiquez avec votre médecin.
Contraception : comme les autres médicaments anticonvulsivants, le cénobamate peut réduire l'efficacité des contraceptifs hormonaux. Les personnes qui prennent du cénobamate et qui peuvent devenir enceintes doivent utiliser une méthode de contraception barrière en plus d'une méthode hormonale pendant qu'elles utilisent ce médicament et au moins les 3 semaines suivantes.
Dépendance et sevrage : le cénobamate a été associé à de la dépendance physique (le besoin de prendre des doses régulières pour prévenir l'apparition de symptômes physiques) et il peut être associé à de l'abus parce qu'il procure des impressions d'euphorie, de relaxation et d'ivresse. Des symptômes de sevrage intenses peuvent apparaître si la dose est considérablement réduite ou soudainement interrompue. Ces symptômes incluent des trous de mémoire, une réduction de l'appétit, des troubles du sommeil, des tremblements et une dépression. Une diminution progressive de la dose sous surveillance médicale peut aider à prévenir ou à diminuer ces symptômes de sevrage quand l'utilisation de ce médicament n'est plus nécessaire.
Fonction hépatique : la maladie hépatique ou la réduction de la fonction hépatique peut provoquer une accumulation de ce médicament dans l'organisme, causant ainsi des effets secondaires. Si vous avez des problèmes hépatiques, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Fonction rénale : la maladie rénale ou la réduction de la fonction rénale peut provoquer une accumulation de ce médicament dans l'organisme, causant ainsi des effets secondaires. Si vous avez des problèmes rénaux, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Pensées suicidaires : ce médicament pourrait, bien que la possibilité soit faible, entraîner des pensées suicidaires. Si vous remarquez de tels symptômes ou toute autre transformation du comportement pendant que vous prenez ce médicament, communiquez avec un médecin immédiatement. Les membres de la famille ou les aidants de personnes qui prennent ce médicament devraient immédiatement contacter leur médecin si elles remarquent des changements du comportement inhabituels.
Réaction d'hypersensibilité : dans certains rares cas, une réaction allergique importante appelée syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse (syndrome DRESS) peut se produire. Cette réaction peut se manifester par de la fièvre, une enflure des ganglions lymphatiques, un jaunissement de la peau ou des yeux, des symptômes apparentés à ceux de la grippe accompagnés d'une éruption cutanée ou d'ampoules ou d'effets sur d'autres organes. Ces réactions représentent des urgences médicales. Demandez immédiatement des soins médicaux en cas de symptômes semblables à une réaction allergique grave. Si vous remarquez des symptômes inusités, communiquez avec votre médecin.
Rythme cardiaque : le cénobamate peut modifier le rythme cardiaque normal, y compris causer des battements irréguliers appelés prolongation de l'intervalle QT. Cette prolongation est un trouble grave qui met la vie en danger et peut causer un évanouissement, des convulsions et la mort subite. Si vous êtes prédisposé à des problèmes du rythme cardiaque (par ex. si vous êtes atteint d'insuffisance cardiaque, si vous faites de l'angine, ou si vos taux de potassium ou de magnésium sont peu élevés), discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Somnolence ou vigilance réduite : le cénobamate peut influer sur les capacités mentales ou physiques exigées pour accomplir des activités potentiellement dangereuses comme conduire une voiture ou faire fonctionner des machines. Évitez de conduire un véhicule, de manœuvrer de la machinerie ou d'accomplir d'autres tâches possiblement dangereuses avant d'avoir établi comment ce médicament agit sur vous.
Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.
Allaitement : on ignore si le cénobamate passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.
Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.
Aînés : l'utilisation du cénobamate par les aînés n'a pas été bien étudiée. Les personnes âgées peuvent être plus susceptibles de ressentir des effets secondaires et peuvent nécessiter de plus faibles doses.
Pour obtenir une liste complète d'interactions médicamenteuses, utilisez le « Drug Interaction Checker » (disponible en anglais seulement) sur le site Web de Drugs.com.
Si vous prenez d'autres médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :
L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.
Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.
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